Dans les « sociétés de l’information », l’excès d’informations (ce qu’on appelle parfois l’information polluante ou le bruit) est plus fréquent que le manque d’informations. Toute la question est
de savoir capter l’information pertinente au moment où elle est utile pour l’entreprise en fonction de sa situation et de ses objectifs ; et de savoir exploiter cette information pour améliorer
la compétitivité de l’entreprise.
L’information est précieuse pour diminuer l’incertitude qui environne la prise de décision. Elle est également facteur de production (car elle est essentielle pour créer et mettre sur le marché
des produits/ services de plus forte valeur ajoutée) et facteur de synergies (en aidant à identifier et à renforcer le chaînon le plus faible).
On peut parler de sources d’informations formelles (celles que l’on trouve dans les livres, les périodiques, etc.) et d’informations informelles. Ces dernières se trouvent souvent dans le «
non-dit » etexigent une définition plus approfondie.
On distingue trois types d’informations informelles.
1. L’information dite « blanche », obtenue légalement et facilement. Par exemple, on apprend par la
télévision que les scieries de Tunisie manquent de bois d’une certaine qualité.
2. L’information dite « noire », obtenue plutôt par des moyens illégaux. Par exemple, on arrive à obtenir
les mots de passe qui permettent de pénétrer dans le système informatique de son principal
concurrent.
3. L’information dite « grise », c’est-à-dire légalement disponible mais très difficile à obtenir. Par
exemple, les thèses universitaires.
Nous pouvons également classer l’information selon :
1. ses qualités intrinsèques : son exactitude, sa fraîcheur, son intégralité (peut-on la relier de façon
cohérente à d’autres faits ?) ;
2. ses critères formels : sa rapidité d’acquisition, sa facilité de compréhension, son coût d’obtention ;
3. ses critères de couverture : géographique, juridique, sectorielle.
L'information
Sources:
B. Bellon,
« L’innovation créatrice » (Economica, Paris, 2002)
F. Jakobiak,
« Exemples commentés de veille technologique » (Les Editions d’Organisation, Paris, 1992)
E. Pateyron,
« La veille stratégique » (Economica, Paris, 1998)
H. Samier, V.
Sandoval,
« La recherche intelligente sur l’Internet » (Hermès, Paris,
1998)